Guide prêt relais
- Offre nationale : près de 70% des banques proposent un prêt achat‑revente ou relais, pratique quand l’achat précède la vente.
- Conditions variables : taux, avance et garanties diffèrent selon l’établissement, vérifier frais, indemnités et hypothèque possible.
- Préparation dossier : simuler et rassembler bulletins, avis d’imposition, estimations et baux éventuels, puis comparer offres avec un courtier pour maximiser chances d’acceptation rapidement.
Près de 70% des banques françaises proposent un prêt dit « achat‑revente » ou un prêt relais, utile quand vous achetez avant de vendre. Ce produit existe chez les réseaux grand public et mutualistes, mais les conditions varient fortement selon l’avance souhaitée. L’article explique qui propose quoi, comment calculer l’avance utile et quelles pièces préparer pour maximiser vos chances.
Le panorama national
Les grandes banques et les caisses régionales disposent toutes d’une offre d’achat‑revente ou d’un prêt relais. Crédit Agricole, Caisse d’Epargne, Crédit Mutuel et La Banque Postale figurent parmi les plus courantes. Les différences tiennent au taux, à l’avance maximale et aux garanties exigées.
Le tableau comparatif des établissements avec avance maximale taux et frais à vérifier
| Banque | Avance max (%) | Taux fixe moyen | Condition clé |
|---|---|---|---|
| Crédit Agricole | 60‑70 | 2,0‑3,5% | rachat partiel possible, garantie variable |
| La Banque Postale | 50‑65 | 2,2‑3,8% | preuve de vente attendue |
| Caisse d’Epargne | 60 | 2,1‑3,6% | durée courte, frais de dossier |
| Crédit Mutuel | 55‑70 | 2,0‑3,4% | souplesse selon apport |
Le tableau donne une lecture rapide de l’avance possible et du coût indicatif. Vérifiez toujours frais de dossier, indemnités de remboursement anticipé et garanties. Les noms « prêt achat‑revente » et « prêt relais » s’emploient souvent indifféremment.
Banques régionales et acteurs alternatifs
Les caisses régionales (Banque Populaire, Crédit Agricole régional) peuvent offrir des conditions plus favorables localement. Les courtiers tels que Meilleurtaux et CAFPI obtiennent parfois un taux ou une avance meilleurs grâce à la mise en concurrence. Les acteurs alternatifs (iBuyer, avance vendeur) existent mais restent niche.
1/ Banques mutualistes : conditions négociables en agence, utile si client historique. 2/ Courtiers : comparaison large, gain potentiel sur taux et avance. 3/ Acteurs alternatifs : flexibilité mais coût souvent supérieur.
Comparer selon l’avance et le profil
Plus vous demandez d’avance, plus la banque exigera des garanties et un dossier solide. Profil salarié stable obtient en général de meilleures conditions que professions libérales ou indépendants. Le statut de secundo‑accédant influence la durée et le montant avancé.
Le calcul de l’avance avec exemples de LTV
Formule simple : avance (%) = (montant avancé / prix d’achat) × 100. Exemple 1 : prix d’achat 360 000 €, avance 60% = 216 000 € avancés, reste à financer 144 000 €. Exemple 2 : prix d’achat 420 000 €, avance 70% = 294 000 € avancés, reste à financer 126 000 €; la banque demandera garantie plus forte.
Grille d’exigences selon avance
Les seuils repérés en pratique sont constants chez les prêteurs. Avance ≤50% : conditions standards, hypothèque rare. Avance 51‑60% : dossier exigé, estimation de vente demandée. Avance >60% : hypothèque fréquente ou caution, assurance renforcée et preuves solides de commercialisation du bien vendu.
Processus et pièces à fournir
L’instruction débute par une simulation, puis par la remise d’un dossier complet au conseiller ou au courtier. L’étude prend généralement 2 à 4 semaines selon complexité. Le notaire intervient avant le déblocage final pour sécuriser la transaction.
Documents administratifs et justificatifs
Préparez un dossier calibré pour accélérer l’étude. Pour salariés, fournir les trois derniers bulletins de salaire, dernier avis d’imposition et contrat de travail. Pour indépendants, joignez bilans ou attestations d’ancienneté, et pour investisseurs, les baux et relevés de loyers.
1/ Salariés : 3 bulletins de salaire, contrat, avis d’imposition. 2/ Indépendants : bilans 2 ans, attestations URSSAF, avis d’imposition. 3/ Investisseurs : baux, quittances, diagnostics locatifs.
Rôle du notaire et des estimations
La banque peut exiger une expertise officielle si le bien en vente fait une part importante de l’avance. Le notaire garantit la condition suspensive de vente et valide les montants lors de l’acte. Une estimation basse réduit mécaniquement l’avance accordée et peut retarder le déblocage.
Risques et alternatives
Le risque principal reste la vente tardive du bien à céder et la double charge financière. Prévoir une marge de sécurité pour les mensualités et la capacité d’absorber 6‑12 mois de charges en plus est prudent. Des solutions alternatives existent pour limiter l’exposition.
Scénarios de vente tardive
Scénario pessimiste : vente retardée 12 mois, coûts supplémentaires, hausse du taux et risque d’appel de garantie. Scénario réaliste : 3 à 6 mois, frais maîtrisés si estimation et commercialisation actives. Scénario optimiste : vente en moins de 3 mois, coût marginal et transition fluide.
Alternatives pratiques
Quand l’avance manque, privilégiez selon urgence et coût. Avance vendeur utile si vendeur flexible, rachat de crédit pour réduire mensualités, iBuyer rapide mais plus cher. Le choix dépend du délai de vente et de la capacité d’apport.
Simulations et préparation du rendez‑vous
Faites au moins trois simulations avant de rencontrer un conseiller ou un courtier. Renseignez prix de vente estimé, capital restant dû et apport pour obtenir un chiffrage exploitable. Utilisez la checklist et les scénarios pour défendre votre demande en agence.
1/ Conservateur : vente 250 000 €, achat 320 000 €, avance 50%, mensualité 1 050 €/mois (25 ans, 2,5%). 2/ Équilibré : vente 300 000 €, achat 360 000 €, avance 60%, mensualité 1 250 €/mois (20 ans, 2,8%). 3/ Agressif : vente 320 000 €, achat 420 000 €, avance 70%, mensualité 1 650 €/mois (20 ans, 3,2%).
Sources : sites officiels des banques, Observatoire Crédit Logement/CSA 2024, données courtiers Meilleurtaux et CAFPPréparez votre dossier, comparez via un courtier si besoin et demandez plusieurs simulations avant de signer.




