Relais immobilier clair
- Montage : la banque mobilise un pourcentage de la valeur sur douze à vingt‑quatre mois, via relais sec ou adossé, pour financer l’achat.
- Crédit : le capital restant dû réduit le montant net mobilisable, peut imposer un rachat partiel et entraîner des garanties ou coûts supplémentaires.
- Scénarios : simulations chiffrées montrent l’impact sur trésorerie, intérêts et frais; prévoir marge de sécurité et consulter un courtier.
Les banques proposent généralement des prêts relais sur 12 à 24 mois. Ce texte explique comment calculer ce relais quand un crédit en cours pèse déjà sur le dossier. Vous trouverez trois scénarios chiffrés pour évaluer le cash mobilisable, l’impact sur la trésorerie et les solutions possibles. Ces exemples aideront à décider si un relais sec, adossé ou un rachat est préférable.
Le fonctionnement et conditions du prêt relais avec crédit en cours expliqué clairement
Le prêt relais finance l’achat du nouveau bien avant la vente de l’ancien. La banque mobilise un pourcentage de la valeur vénale estimée du bien mis en vente et avance un montant pour couvrir l’achat. La durée offerte par les établissements se situe généralement entre 12 et 24 mois.
Le relais peut être sec ou adossé. Le relais sec avance un capital remboursé intégralement à la vente. Le relais adossé combine relais et prêt amortissable sur le nouveau bien, ce qui réduit le risque pour la banque et parfois le coût pour l’emprunteur.
- 1/ Montage : la banque mobilise un pourcentage de la valeur vénale retenue pour avancer des fonds.
- 2/ Crédit en cours : le capital restant dû réduit la marge et peut obliger à un rachat partiel.
- 3/ Plafonds : les banques demandent souvent entre 50 % et 80 % de la valeur retenue, sur 12 à 24 mois.
| Paramètre | Valeur usuelle | Source / remarque |
|---|---|---|
| Durée relais | 12–24 mois | banque 2024 (pratiques courantes) |
| % mobilisable | 50 %–80 % | dépend du profil et de la zone |
| Frais de notaire | 7 %–8 % (ancien) | selon chambre des notaires |
| Taux relais observés | ~2 %–4 % | banque de France 2024 |
| Assurance prêt | 0,2 %–0,5 % annuels | variable selon âge et garantie |
Le calcul du montant mobilisable selon la valeur du bien et les formules pratiques
La formule simple reste utile pour un premier ordre de grandeur. Montant relais brut = valeur estimée × % mobilisable. Montant relais net = montant relais brut − capital restant dû si la banque exige le rachat du crédit existant.
Les frais de vente et les frais de notaire réduisent le net vendeur et donc la somme réellement disponible à la clôture. Les intérêts intercalaires s’ajoutent pendant la durée du relais et doivent être budgétés.
- 1/ Formule : montant relais = valeur estimée × % mobilisable − CRD (si rachat exigé).
- 2/ Net vendeur : tenir compte de 7 %–8 % de frais de notaire et 1 %–3 % de frais de commercialisation.
Le rôle du capital restant dû et garanties attendues par les établissements
Le capital restant dû diminue directement la liquidité que la banque accepte de libérer. Une CRD élevée peut conduire à un rachat partiel du crédit existant pour débloquer plus de relais net. La banque peut exiger une garantie supplémentaire (hypothèque ou caution) ou proposer un relais adossé pour limiter son exposition.
Les établissements pèsent le risque de faible prix de vente et de durée longue. Un dossier avec CRD élevé aura souvent un % mobilisable plus bas et des exigences de trésorerie plus strictes. Prévoir une marge de sécurité évite la double charge imprévue.
- 1/ Effet CRD : réduit le montant net mobilisable et peut augmenter les garanties demandées.
- 2/ Solution : opter pour relais adossé ou rachat complet pour simplifier les mensualités.
Le comparatif chiffré des trois scénarios pratiques pour un emprunteur type présentant avantages et risques
Voici trois cas concrets avec hypothèses claires et chiffres pour juger l’impact sur le budget. Hypothèses communes : taux relais 3 % annuel, assurance 0,3 % annuel, durée relais 12 ou 24 mois selon scénario. Les montants indiqués incluent intérêts intercalaires et postes de frais courants.
Les chiffres servent à mesurer la trésorerie nécessaire et le risque si la vente tarde. Chaque scénario se termine par une action recommandée concrète pour limiter le coût ou le risque.
Le scénario probable avec vente en 12 mois et coûts nets détaillés pour un dossier type
Hypothèse : valeur du bien vendu 320 000 €, CRD 100 000 €, % mobilisable 70 %. La banque mobilise 224 000 € brut. Après rachat du CRD, montant relais net disponible = 224 000 − 100 000 = 124 000 €.
Avec taux relais 3 % et assurance 0,3 %, intérêts annuels = 3 720 €, assurance = 372 €. Frais dossier et divers estimés à 1 200 €. Coût total sur 12 mois ≈ 5 292 €, soit environ 441 € par mois. Cette charge reste supportable pour un foyer avec marge de trésorerie.
- 1/ Action : consulter un courtier pour comparer offres et tenter d’obtenir 0,5 point de taux en moins.
- 2/ Astuce : prévoir une réserve équivalente à 3 mois de charges pour éviter la pression si la vente s’allonge.
Le scénario pire cas avec 24 mois et transformation du relais en prêt amortissable si la vente tarde
Hypothèse : valeur vendue 250 000 €, CRD 120 000 €, % mobilisable 50 %. Brut = 125 000 €, net après CRD = 5 000 €, soit quasi rien pour financer l’achat. La banque peut demander la transformation du relais en prêt amortissable ou exiger un rachat externe.
Sur 24 mois, intérêts cumulés et frais peuvent dépasser 10 000 € si la banque renégocie en amortissable ou si le taux augmente. L’emprunteur risque une double charge : remboursement du crédit en cours + mensualité du nouveau prêt. Cette situation est coûteuse et stressante.
- 1/ Plan B : programmer un rachat de crédit global ou renégocier un adossement avant le rejet du dossier.
- 2/ Prévention : négocier une clause de prolongation limitée et prévoir une trésorerie pour couvrir 12–24 mois.




