A l’occasion de son déplacement à Nice le 10 janvier dernier, le Président de la République est revenu sur les mesures mises en œuvre depuis le début du quinquennat pour lutter contre les violences conjugales, sexistes et sexuelles et a annoncé un renforcement de plusieurs dispositifs.

Conformément à nos engagements, l’égalité entre les femmes et les hommes a été érigée dès 2017 en grande cause du quinquennat. Dans ce cadre, nous avions souhaité, aux côtés du gouvernement, faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles une priorité.

Ces dernières années auront donc vu le renforcement des dispositifs de signalement d’une part et d’accueil et de prise en charge des victimes d’autre part.

Ainsi, en matière de signalement, outre les moyens classiques, en commissariat et brigade de gendarmerie, ont été deployés des dispositifs dématérialisés tels que le 114 par sms, les plateformes arretonslesviolences.gouv.fr avec la possibilité de faire un signalement 24h/24 et 7j/7 ou encore les sites internet moncommissariat.fr et magendarmerie.fr.

En outre, une expérimentation sur la plainte « hors les murs » est actuellement conduite dans 7 départements.

L’accueil des victimes a également fait l’objet de plusieurs mesures avec tout d’abord la formation des forces de sécurité intérieure : 90 000 policiers et gendarmes ont ainsi été formés et désormais 100% des élèves sortant de l’école le sont. Par ailleurs, 404 intervenants sociaux en commissariat et brigade de gendarmerie sont présents partout sur le territoire pour prendre en charge les victimes et les accompagner dans leur parcours.

Au cours de son déplacement, le Président de la République a cependant expliqué vouloir aller plus loin et a annoncé le renforcement de plusieurs dispositifs.

Nous entendons tout d’abord mieux prévenir les violences grâce à la création d’un fichier de prévention des violences intrafamiliales qui permettra de prendre en compte les signaux faibles et d’empêcher la récidive.

Ensuite, pour faciliter les signalements et mieux les traiter, un travail est conduit avec les associations pour qu’elles puissent déposer plainte au nom des victimes. Le nombre d’enquêteurs dédiés dans les unités spécialisées sera doublé et le nombre d‘intervenants sociaux dans les commissariats et brigades de gendarmerie sera porté à 600.

Enfin, pour mieux protéger les femmes face aux agressions qu’elles subissent dans l’espace public, amende en cas de harcèlement de rue – verbalisé en France depuis 2018 – sera portée à 300 € et les forces présentes dans les transports en commun seront doublées.

En 2020, policiers et gendarmes ont dû intervenir plus de 400 000 fois pour des faits de violence. Il est donc impératif de ne pas relâcher nos efforts pour lutter contre ce fléau. Cela passe, notamment, par les moyens alloués à nos forces de police et de gendarmerie pour assurer une prise en charge humaine et efficace.