Le Président de la République et la Ministre de la Santé ont présenté ce jour la stratégie de réforme de notre système de santé.

Notre système de soins est l’un des plus performants au monde. Nous avons la deuxième espérance de vie la plus élevée et le reste à charge pour les ménages est le plus faible du monde (moins de 8% du coût des soins), grâce à un haut niveau de couverture.  Mais il a été conçu il y a 60 ans, pour une société qui a évolué depuis (vieillissement de la population, progrès technologiques irruption du numérique, etc). Ce système inadapté à la population actuelle crée des tensions chez les patients qui ont de plus en plus de mal à trouver un médecin ou à être pris en charge rapidement aux urgences, comme chez les soignants qui ont l’impression de ne plus avoir de temps suffisant pour l’essentiel.

La transformation du système de santé tente de pallier ces faiblesses en se recentrant sur le patient.

Pour y parvenir, 3 grandes orientations :

  • Regagner du temps médical, pour permettre à tous les patients d’accéder aux soins, en formant plus et mieux, via la suppression du numerus clausus. Ceci laissera place à un système de sélection qui incite moins au bachotage et laisse plus de place à la pratique. Le gouvernement annonce également la création de 4 000 postes d’assistants médicaux pour seconder les médecins.
  • Créer un collectif des professionnels de santé, pour que les patients soient bien orientés. Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) rassembleront les professionnels d’un territoire pour répondre ensemble aux besoins de la population. Ces CPTS assumeront notamment des « urgences de ville », pour décharger les urgences hospitalières. 400 postes de médecins généralistes salariés seront créés dans des déserts médicaux et les premiers « hôpitaux de proximité » devraient être labélisés dès 2020.
  • Garantir des soins de qualité en allant vers une limitation progressive la part de financement à l’activité (T2A) et à l’acte, en créant des financements au forfait pour la prise en charge du diabète et de l’insuffisance rénale à l’hôpital dès 2019, en évaluant la qualité des soins à partir de l’expérience des patients (enquête de satisfaction) et en remettant le soignant au cœur de l’organisation.
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