Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Solidarités et de la santé, a lancé hier de manière opérationnelle une stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance 2020-2022. Cette stratégie inédite est basée sur un contrat d’engagement mutuel entre l’Etat et les départements.

Après une large concertation menée au printemps avec l’ensemble des acteurs, dont en particulier les enfants pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, le gouvernement annonce sa Stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance 2020-2022. Elle se déploiera à partir de janvier 2020 et montera en charge progressivement d’ici 2022.

Urgence à agir : des axes d’amélioration clairs pour la protection de l’enfance

Dans certains territoires 40% des enfants placés ont un parent qui a lui-même été placé dans sa propre enfance, 25% des sans domiciles fixes et 20% des adultes en détention sont d’anciens enfants placés. Il y a donc urgence à agir pour la protection de l’enfance.

Cette stratégie se décline en mesures concrètes, et prévoit des financements engagés dès 2020. Elle s’articule autour de trois axes principaux :

  • Accélérer le virage de la prévention en protection de l’enfance, afin d’agir le plus précocement possible
  • Faire des enfants protégés des enfants comme les autres, en apportant de la sécurité à ces enfants trop ballotés
  • Ecouter d’avantage les enfants protégés pour changer le regard de la société

Contrat avec les départements : un engagement aux côtés des territoires

En choisissant de contractualiser avec les départements, l’État s’engage aux côtés des territoires pour la protection de l’enfance. L’État met de l’argent sur la table pour soutenir les départements : 80 millions d’euros seront consacrés par l’Etat dès 2020 à cette stratégie globale. Ils iront en priorité aux départements les plus en difficulté. Ce budget augmentera tous les ans.

Quelques mesures concrètes :

  • Doubler d’ici 2022 le nombre de visites à domicile prénatales par les sages-femmes de Protection maternelle et infantile et le nombre de visites à domicile infantiles par des infirmières puéricultrices juste après l’accouchement.
  • Créer 20 nouveaux relais parentaux (ou l’équivalent de 500 nouvelles places) sur le territoire d’ici 2022 pour soutenir les parents en difficulté.
  • Créer des dispositifs d’intervention adaptés aux problématiques croisées de protection de l’enfance et de handicap : 1 équipe mobile par département et 50 nouveaux dispositifs ou structure correspondant à cette approche d’ici 2022.
  • Créer d’ici 2022 600 nouvelles places d’accueil pour répondre aux besoins spécifiques des enfants placés et notamment permettre aux fratries de rester ensemble.
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