Le président de la République a présenté le 13 septembre dernier, au Musée de l’Homme, la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté.

La pauvreté ne doit plus se transmettre par héritage. Ce plan a pour ambition de transformer notre État-providence, notre système de protection sociale, pour « éradiquer la grande pauvreté ». Pour atteindre cet objectif, le Président a appelé à la mobilisation nationale. La lutte contre la pauvreté est l’affaire de tous.

Ce plan entend lutter contre le déterminisme social, et pour cela intervenir dès la petite enfance, pour mieux « protéger et garantir les droits fondamentaux des enfants » (30 000 nouvelles places en crèche, tiers-payant pour la garde d’enfant, petit-déjeuner dans les collèges de REP+ ; développement de la tarification sociale dans les cantines). Il est plus attentif à la situation des jeunes, qui sont les premiers frappés par la pauvreté (obligation de formation jusqu’à 18 ans ; généralisation de la Garantie jeune ; renforcement de l’aide sociale à l’enfance qui pourra se prolonger jusqu’à 21 ans). Ce plan veut permettre à tous de retrouver le chemin du travail, parce que c’est par l’activité qu’on a une place dans la société et qu’on sort de la pauvreté.

Le Président a également annoncé l’ouverture de deux grands chantiers : la mise en place d’un « véritable service public de l’insertion » et la rénovation de notre système de minima sociaux (simplification de l’accès aux prestations sociales, revalorisation de certaines prestations, aides à l’accès aux complémentaires santé). Ces deux chantiers vont faire l’objet d’une large concertation avec l’ensemble des parties prenantes (collectivités, associations, personnes en situation de pauvreté…) et devront se concrétiser dans un projet de loi qui sera présenté en 2020.

Au total, il s’agit d’une stratégie très ambitieuse, dotée de moyens importants (8 Mds € mobilisés sur 4 ans).

Le Président s’est engagé à réunir les acteurs tous les six mois pour assurer le suivi de la mise en œuvre de cette stratégie.

C’est l’occasion de revenir sur le « Paquet solidarité climatique », un engagement de solidarité indissociable de la transition écologique. Après deux années d’expérimentation du chèque énergie dans 4 départements, le Gouvernement a fait le choix de généraliser ce dispositif à toute la France, dès janvier 2018. Dans le Morbihan, 36 375 chèques ont été envoyés pour la période 2018 et 21 170 chèques ont déjà été utilisés (58,20%).

 

 

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