Du 11 au 14 mars dernier, je me suis déplacé au Liban avec trois collègues députés dans le cadre du groupe d’études sur les chrétiens d’Orient et les minorités de l’assemblée nationale. Ce déplacement s’est déroulé durant un moment politique fort pour le Liban, suite à la récente formation du gouvernement, attendu depuis plusieurs mois. Il s’est également tenu dans la perspective des futurs déplacements au Liban de notre Président de la République, Emmanuel Macron et du Ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Concernant nos entretiens avec les responsables politiques, nous avons rencontré le Président de la République Libanaise, Michel Aoun, le Premier Ministre, Saad Hariri, des députés des différents partis politiques chrétiens (Courant Patriotique Libre, Forces Libanaises, Kataeb et Marada), des autres communautés et du groupe d’amitié Liban-France au Parlement. Nous nous sommes également entretenus avec les autorités religieuses telles que le Cardinal Bechara Raï, Patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, et Abdellatif Deriane, mufti de la République.

Ces rencontres, au plus haut niveau, ont été très fructueuses. Nous avons abordé la construction de l’Etat de droit libanais, la lutte anti-corruption, et les réformes économiques à adopter dans le cadre de la conférence Cèdre initiée par la France. En effet, ces thèmes régaliens sont une priorité pour l’Etat libanais et le gage d’une économie qui doit se redresser. Nous avons bien sûr évoqué le soutien aux chrétiens d’Orient, l’équilibre à préserver entre les communautés et le modèle de vivre-ensemble que constitue le Liban. La diversité et le dialogue présents dans ce pays sont à encourager. Enfin, la question de la sécurité et des nombreux réfugiés syriens présents au Liban suite à la guerre en Syrie restent des questions primordiales et dans lesquelles la communauté internationale devrait jouer un rôle.

 

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