Fort des conclusions d’une étude CNRS classant la population d’abeilles de l’Ile de Groix comme l’une des plus pures en abeilles noires, j’ai demandé au Ministre de l’agriculture, par courrier, de reconnaître l’île de Groix comme “zone de conservatoire” d’abeilles noires.

Dans une question écrite du 9 octobre 2018 ainsi que dans plusieurs courriers en 2019, j’ai alerté le ministre de l’agriculture sur le besoin de protéger l’abeille locale française, l’abeille noire de l’île de Groix. Monsieur Bargain, président de l’association pour la sauvegarde de l’abeille noire de l’île de Groix (ASAN), a même été reçu, à ma demande, aux ministères de l’agriculture et de l’environnement. 

Dans sa réponse du 1er janvier 2019, le gouvernement estimait que les abeilles de l’île de Groix étaient déjà trop hybrides. Seules les abeilles de l’île de Ouessant étaient reconnues comme abeille noire : « toutes les populations d’abeilles utilisées en France présentent déjà un niveau d’hybridation important à l’exception de celles de l’association conservatoire de l’abeille noire bretonne d’Ouessant ».

Or, une étude du CNRS de 2018 conclue que « la population de l’Ile de Groix fait partie des populations les plus pures en abeilles noires. Le niveau d’hybridation en 2017 est passé en dessous de celui de l’Ile d’Ouessant qui était jusqu’alors la référence de pureté pour A. Melliferamellifera ».

A ce titre, je demande au gouvernement que l’abeille noire de l’île de Groix, au même titre que celle de Ouessant, soit inclus dans la réglementation nationale relative à la gestion des ressources zoogénétiques, de façon à concilier développement de l’apiculture et conservation de l’abeille noire.

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