Le Président a fait de l’égalité femmes hommes la grande cause de son quinquennat. Il est aussi le premier président français à avoir dénoncé les féminicides à la tribune de l’ONU devant les chefs d’État du monde entier, en utilisant ce mot.

Le Gouvernement lutte activement depuis 2 ans contre les violences conjugales. Dans ce contexte, Marlène Schiappa a annoncé la tenue du premier Grenelle contre les violences conjugales du 3 septembre au 25 novembre 2019. La Journée internationale contre la violence à l’égard des femmes viendra clôturer ce processus. En parallèle, plus de soixante Grenelle locaux seront organisés partout en France par l’Etat.

 

Le Grenelle : l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre les violences conjugales réuni

En présence du Premier ministre, et sous l’impulsion de Marlène Schiappa, ce grenelle réunira l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre les violences conjugales et de nombreux membres du Gouvernement, démontrant ainsi sa pleine mobilisation. Ministres, parlementaires, administrations centrales, associations, familles et proches de victimes, avocats, magistrats, écoles de formation aux métiers de la justice, médias, professionnels de la santé, du logement, forces de l’ordre… Tous seront autour de la table pour prendre des engagements communs visant à aller plus loin dans la lutte contre les violences conjugales.

Ce Grenelle est une demande des associations depuis 2008. Un travail est engagé avec elles depuis deux ans : la Fédération Nationale solidarité femmes qui gère le 3919, les Centres nationaux d’information des droits des femmes et de la famille, la Maison des femmes, FIT Une femme un toit…

 

Trois grandes thématiques seront abordées :
  • Prévenir
  • Protéger / Prendre en charge
  • Punir

 

Une déclinaison locale

Les comités locaux d’aide aux victimes seront également réunis par les préfets, en lien avec les procureurs, la semaine du 3 septembre afin de travailler sur le recueil de plaintes des victimes dans les hôpitaux, les mesures de renforcement pour mieux repérer et protéger les victimes de l’auteur de violences, l’hébergement d’urgence…

Enfin, une adresse mail spécifique (grenelle@pm.gouv.fr) a été mise en place afin que chaque citoyen, même s’il n’est pas en capacité de se rendre à l’un des événements proposés, puisse contribuer à cette grande mobilisation.

 

3919, numéro d’écoute national

La date du 3.9.19 fait écho au numéro d’écoute national : le 3919. Parmi les différents outils disponibles pour réagir face aux violences sexistes et sexuelles, le 3919, numéro d’écoute national, anonyme et gratuit, oriente et accompagne les victimes mais aussi les témoins, pour mettre fin au cycle des violences. Il nous invite tous à agir, pour ne rien laisser passer, parce que réagir peut tout changer.

Malheureusement, encore trop peu de personnes connaissent ce numéro. C’est donc pour améliorer sa notoriété que la journée de mobilisation nationale aura lieu le 3/9/19.

 

Les mesures prises par le gouvernement
  • Création d’une plateforme de signalement en ligne, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, pour permettre aux victimes et aux témoins d’échanger directement avec des policiers et des gendarmes spécialement formés aux violences sexistes et sexuelles (http://signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr/) pour faciliter la plainte.
  • 120 000 euros supplémentaires pour le numéro d’écoute national 3919, pour un objectif de 100 % d’appels répondus.
  • Engagement de contrats locaux contre les violences pour mieux partager les alertes et intervenir avant qu’il ne soit trop tard, dans chaque département.
  • Grande campagne de communication en direction des témoins de violences sexistes et sexuelles d’une ampleur et d’un budget sans précédent : le Premier Ministre y a consacré 4 millions d’euros avec un seul mot d’ordre : ne rien laisser passer.
  • La loi du 3 août 2018 dite loi Schiappa renforçant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, qui a complété l’arsenal législatif par des dispositions allongeant notamment les peines pour les violences commises en présence de mineurs, car un enfant témoin doit toujours être considéré comme un enfant victime.
  • L’inauguration à Tours d’un centre d’accueil et de prise en charge des femmes victimes de violences, ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. D’autres initiatives sont en cours de travail sur ce modèle.
  • Après modification nécessaire de la loi, la Ministre de la Justice, Nicole Belloubet s’est engagée à la mise en place du bracelet anti-rapprochement, pour maintenir les hommes violents éloignés. Pour le moment, il ne peut être attribué qu’ aux personnes déjà condamnées.
  • Par ailleurs, le 9 mai dernier, la Ministre de la Justice a adressé aux procureurs une circulaire relative à l’amélioration du traitement des violences conjugales et à la protection des victimes, afin que soient pleinement utilisés l’ensemble des outils existants pour protéger les femmes victimes de violences conjugales.

 

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