Entouré de plusieurs membres du gouvernement, le Ministre de la Santé, Olivier Véran, a présenté le 14 février la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose. Longtemps sous-estimée, la maladie devrait enfin être mieux diagnostiquée et mieux prise en charge.

La stratégie annoncée sera déclinée en trois volets :

Le renforcement de la recherche et de l’innovation

Sous le pilotage du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et du Ministère des solidarités et de la santé, l’INSERM mettra en place un Programme et Equipement Prioritaire de Recherche, doté de 25 à 30 millions d’euros sur 5 ans et regroupant les meilleurs chercheurs dans le domaine de l’endométriose. Ce programme de recherche comprendra la création d’une base de données qui permettra d’analyser la fréquence, les facteurs de risque et les conséquences de cette maladie sur la vie des femmes concernées.

La garantie d’un diagnostic rapide et l’accès à des soins de qualité partout sur le territoire

Le comité de pilotage a insisté sur l’urgence de réduire le délai de diagnostic de la maladie, aujourd’hui estimé à 7 ans en moyenne. Il est donc proposé de doter la France, d’ici à 2023, de filières territoriales afin que chaque femme puisse avoir accès à l’information et à une prise en charge de qualité où qu’elle réside.

Pour aider au dépistage précoce, le programme prévoit également une sensibilisation au sein des milieux scolaires et professionnels. L’endométriose sera par ailleurs inscrite dans le carnet de santé et recherchée dans le cadre de différentes consultations obligatoires effectuées dès l’adolescence. Seront également mis en place des parcours de soins personnalisés afin d’organiser dès le diagnostic la collaboration entre les différents professionnels.

Enfin, insuffisamment mobilisés aujourd’hui, les dispositifs de prise en charge des soins seront améliorés.

Communiquer, former et informer

Le dernier point porte sur ce que le Président de la République avait appelé le « réflexe endométriose ». Encore trop méconnue, la maladie n’est en effet pas toujours identifiée, que ce soit par les patientes ou par les professionnels de santé. Aussi Elisabeth Moreno a-t-elle insisté sur la nécessité de rendre les informations accessibles et de renforcer la communication sur le sujet. Des campagnes de communication de grande ampleur seront donc mises en œuvre et des actions de sensibilisation auprès du grand public seront conduites au cours de la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose.