Jeudi 24 octobre, j’ai accompagné Florence Parly, ministre des Armées, sur la base aéronautique navale de Lann-Bihoué où ont été transférés les deux premiers avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) rénovés au nouveau standard 6. Puis nous avons assisté à la cérémonie de découpe de la première tôle d’une des futures Frégates de défense et d’intervention (FDI) sur le site de Naval Groupe à Lorient.

 

Les ATL2 sont des avions de patrouille maritime à très grand rayon d’action, prioritairement destinés à la maîtrise du milieu aéromaritime via la lutte contre les sous-marins et les navires de surface, de la zone littorale jusqu’au grand large. Notifié par la Direction générale de l’armement (DGA) en 2013, le programme de rénovation de la flotte d’ATL2 doit permettre de doter ces avions des performances requises pour assurer leurs missions opérationnelles jusqu’à leur retrait du service prévu après 2030. Pour faire face notamment à la montée de la menace sous-marine dans les zones d’intérêt, la Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 a étendu le programme de rénovation à 18 ATL2 contre 15 initialement. Les 18 avions rénovés seront livrés à la Marine nationale d’ici à 2024.

Pour la troisième fois depuis qu’elle est ministre des Armées, Florence Parly, s’est ensuite rendue sur le site de Naval Group, à Lorient. Elle a alors assisté à la cérémonie de découpe de la première tôle de la FDI Amiral Ronarc’h. L’événement s’est déroulé en présence du Délégué général pour l’armement Joël Barre, du chef d’état-major de la Marine, l’amiral Christophe Prazuck, de son homologue grec le vice-amiral Nikolaos Tsounis et du PDG de Naval Group, Hervé Guillou. Lancé en 2017, le programme FDI participe au renouvellement et au renforcement de la flotte de surface, conformément à la LPM 2019-2025. La première FDI sera livrée fin 2023. Les cinq bâtiments du programme seront en service au sein de la Marine nationale en 2030. Conçues pour être évolutives, les FDI évolueront en standards de manière à s’adapter à l’évolution de la menace.

Florence Parly a précisé dans son discours que ces nouveaux bâtiments « viendront en complément des 8 frégates européennes multi-missions, et des 2 frégates de défense aérienne » portant « le nombre de frégates de premier rang françaises à 15 » formant ainsi la « la crédibilité opérationnelle d’une grande marine océanique ». Sur toute la période de programmation, ce sont au total près de 12 milliards d’euros qui seront investis pour le combat naval, la lutte sous-marine et les sous-marins d’attaque. Enfin, elle a rappelé sa fierté et son respect aux marins qui opèrent ces frégates, et aux ingénieurs, techniciens, ouvriers qui les conçoivent et les construisent.

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