Dans un récent courrier à Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, j’ai tenu à relayer et à m’associer aux messages de préoccupation qui émanent de l’ensemble de la communauté universitaire.

Si elles sont encourageantes et répondent à une partie des demandes, les mesures annoncées le 21 janvier dernier ne sauraient suffire à satisfaire des étudiants et des personnels durement éprouvés depuis un an.

L’aspiration à des cours en présentiel demeure très forte tant les dommages d’une solitude prolongée se sont faits sentir ces dernières semaines, parfois de manière dramatique.

L’inquiétude porte aussi sur les répercussions sans doute mésestimées de ces conditions de travail particulières. Bien que les universités aient pu compter sur la mobilisation de leurs enseignants pour dispenser des cours en visioconférence, les échanges et les interactions permis par un cours en présentiel restent primordiaux.

L’autorisation d’une journée de cours en présentiel chaque semaine n’a donc pas apaisé un ressentiment déjà alimenté par les iniquités de traitement observées dans l’enseignement supérieur. Bien que les conditions de travail soient parfois similaires, les classes préparatoires ou les BTS ont pu maintenir leurs cours quand les étudiants des universités étaient invités à rester chez eux.

Nos universités sont en capacité de construire une offre adaptée. Je suis convaincu que nous pouvons faire confiance aux équipes pour organiser des cours en présentiel dans des conditions satisfaisant aux critères qui ont désormais cours dans nos vies quotidiennes.

L’impossibilité de garantir une sortie de crise définitive dans des délais raisonnables nous impose de trouver des solutions plus satisfaisantes et plus pérennes pour nos étudiantes et étudiants.

Je suis très sensible à la détresse qui s’exprime actuellement et j’appelle à entendre les demandes des étudiants.

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