Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, nous a présenté ce jour, par courrier, la deuxième phase du plan d’action du gouvernement pour lutter contre les violences conjugales en période de confinement.

 

Les actions

  • Créer en urgence des points d’accompagnement éphémères à l’entrée d’une dizaine de grands centres commerciaux : Villeneuve d’Ascq, Sénart, Paris (Forum des Halles), La Défense (Les Quatres Temps), Levallois Perret, Tremblay-en-France, les Ulis. Grâce à ce partenaireat entre les services de l’Etat, Unibail et les associations locales d’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales, des permanences seront assurées par des associations volontaires pour communiquer aux femmes les numéros d’écoute et d’urgence, les accompagner et les mettre à l’abri en urgence si nécessaire. Les associations volontaires seront équipées de gel hydro-alcoolique et de masques pour garantir leur sécurité sanitaire. En espérant que d’autres centres commerciaux répondent à cet appel…
  • Créer un système d’alerte dans les pharmacies pour les femmes victimes de violence conjugales. Cela consiste à donner des consignes pour que les forces de l’ordre puissent intervenir en urgence si une femme victime de violence conjugales se présente au comptoir. Dans l’hypothèse où l’auteur des violences serait avec sa compagne, il y aura la possibilité de mettre en place un code d’alerte.
  • Assurer la continuité des missions associatives de lutte contre les violences sexistes et sexuelles en leur versant des subventions complémentaires.
  • Financer 20 000 nuitées d’hôtel ou en CHRS pour les femmes victimes de violence conjugales ou pour les conjoints violents. Il faut mettre fin à cette cohabitation à risque du conjoint violent avec sa victime !

Un fonds spécial de 1 million d’euros, financé par l’Etat, est créé pour venir en aide aux associations de terrain dans la période. Ce fonds leur permettra d’acheter du matériel de télétravail et de soutenir les frais de taxis, notamment vers les gendarmeries en milieu rural.

Enfin, une mission de qualification des violences conjugales en période de confinement va être créer afin de mieux anticiper les prochaines crises. Cette mission est confié à la Secrétaire Générale de la Mission Interministérielle de Protection des Femmes (MIPROF). La feuille de route de cette mission consiste en :
– Evaluer l’impact de la crise et du confinement sur les violences conjugales et assurer le suivi des mesures déployées ;
– Proposer des aménagements des mesures de protection en cas de confinement ;
– Objectiver la situation afin d’anticiper les mesures à déclencher immédiatement en cas d’épidémie future et confinement à court, moyen ou long terme.

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