« Protéger les Français, c’est assurer à chacun, quel que soit son lieu de vie, son âge ou son milieu social, l’accès aux soins » – Thomas Mesnier

Un système à bout de souffle : « Notre système de santé est arrivé à bout de souffle et sa transformation est devenue indispensable » – Thomas Mesnier.

Pensé dans les années 1950, notre système de santé n’est plus approprié à notre société actuelle. Aujourd’hui les français sont plus nombreux, vivent plus longtemps et les attentes et demandes de soins de la population ont évolué. Le SAMU et les centres 15 se sont écartés de leur mission première, la médecine d’urgence, pour s’orienter vers les maux du quotidien. On dénombre 20,3 millions de passage par an dans les services d’accueil des urgences dont 60% dans orientation médicale préalable, signe d’une méconnaissance du système et d’un dysfonctionnement du parcours de soins.

« Les urgences sont engorgées parce que la majorité des personnes qui s’y présentent ne devraient pas y être » – Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé. 

Transformer le système pour assurer le premier accès aux soins : La Ministre des Solidarités et de la Santé a confié à Thomas Mesnier une mission spécifique pour permettre au système de soins de garantir une réponse dans les 24 heures, sur tous les territoires, à la demande de soins non programmés. Après 4 mois d’étude du système et de rencontre avec tous les acteurs sur l’intégralité du territoire français, Thomas Mesnier propose 19 mesures pour repenser le système de santé qui s’arquent autour des points suivants :

  • La prise en charge des soins non programmés est en priorité la mission de la médecine générale – pierre angulaire du système – qui l’assure déjà en partie.
  • L’organisation de la réponse à la demande de soins non programmés doit se faire à l’échelle d’un bassin de vie. Dans ce cadre, les Agences Régionales de Santé (ARS) doivent veiller à encourager et accompagner les initiatives des professionnels de santé. Les collectivités territoriales, en particularité les intercommunalités et les départements, sont des relais essentiels à la structuration de l’offre de soins non programmés.
  • Un parcours de soins pertinent nécessite un partage de tâche entre professionnels de santé. Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) semblent alors être le cadre le plus adapté, à la fois souple et efficace.
  • Au niveau national il est nécessaire d’améliorer l’information et la formation des citoyens, notamment en enrichissant le portail santé.fr.
  • La régulation de la demande de santé doit être assurée tous les jours et à toutes les heures. Pour cela, un « numéro unique de santé » est obligatoire à terme afin d’assurer une cohérence du parcours de soins. De manière générale, les outils numériques modernes en matière de télémédecine permettront de faire progresser l’efficacité du système de soins. Dans cette perspective, le développement de systèmes d’information partagée, notamment via le dossier médical partagé (DMP) et la messagerie sécurisée, est indispensable.

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