Ce lundi 14 février, la Ministre des Armées, Florence Parly, et le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, ont présenté une stratégie visant à élargir les capacités d’anticipation et d’action de la Marine nationale jusqu’à 6000 mètres de profondeur.

Si la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer prévoit que les droits des Etats s’amenuisent à mesure que l’on s’éloigne des côtes, on a assisté ces dernières années, de la part de certains états, à une recrudescence d’actions hybrides visant à la maîtrise des fonds marins.

Face à ces tentatives d’appropriation, la France, deuxième ZEE au monde, se doit de protéger ses intérêts stratégiques et de bâtir une doctrine ad hoc qui s’articulera autour de trois fonctions : connaître, surveiller, agir afin de :

  1. Garantir la liberté d’action de nos forces face à des stratégies de surveillance et d’interdiction sous-marine potentiellement déployées depuis les fonds marins
  2. Protéger nos infrastructures sous-marines, dont les câbles de communication et de transport d’énergie (électricité, gaz, pétrole)
  3. Protéger nos ressources et la biodiversité de nos fonds marins
  4. Être prêt à agir et faire peser une menace crédible face à des modes d’action divers, évolutifs et hybrides.

Pour ce faire, la Marine nationale se verra dotée de capacités militaires exploratoires grands fonds avec des drones sous-marins (Autonomous underwater vehicle – AUV) et des robots (Remotely operated vehicle – ROV).

En pleine cohérence avec le plan de relance, nos entreprises joueront donc un rôle précieux dans cette stratégie de maîtrise des fonds marins. Les acteurs du pays de Lorient pourront ainsi s’inscrire dans cette perspective.