La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme a eu lieu mardi. Lundi, un premier bilan de la stratégie nationale sur l’autisme a été présenté par Sophie Cluzel. Beaucoup reste à faire mais des mesures structurantes ont d’ores et déjà été mises en place. L’ambition du Gouvernement pour améliorer la vie des personnes autistes est sans précédent : 2 fois plus de moyens y sont consacrés qu’auparavant.

La stratégie du gouvernement sur l’autisme est d’une ambition sans précédent : 344 M€ ont été engagés, c’est 2 fois plus que le plan précédent. L’objectif est de réellement changer la donne pour les personnes et leurs familles.

Beaucoup reste à faire pour que les avancées soient tangibles, mais des mesures structurantes ont d’ores et déjà été mises en place au cours de cette première année.

 

Détail des mesures de la stratégie

 

1- Remettre la science et la recherche au coeur de notre politique publique pour accélérer nos connaissances et les diffuser plus rapidement. Dès 2019, nous œuvrons à la structuration d’une communauté de chercheurs exigeante et forte.
  • Renforcement du nombre de chercheurs avec la création, en octobre 2018, de dix postes de chefs de clinique en pédopsychiatrie.
  • Développement de trois centres d’excellence alliant recherche, pratiques cliniques innovantes et transfert des connaissances
  • Multiplication des soutiens à des projets innovants afin de faire de notre pays un acteur majeur de la recherche au plan mondial.

 

2- Une action résolue en faveur du repérage et du diagnostic des troubles neuro-développementaux au sein desquels figure l’autisme.
  • Formation des professionnels en vue de mieux accueillir ces enfants, mieux les repérer dès leurs plus jeunes âges, les diagnostiquer et intervenir précocement pour éviter les sur-handicaps.
  • Au cours de l’année 2019, ouverture de 30 plateformes d’intervention précoces avec un zéro reste charge pour les familles.

 

3-  Rattraper notre retard en matière de scolarisation des enfants autistes.

Proposer aux familles une offre de scolarisation diversifiée pour répondre aux besoins éducatifs particuliers des enfants, de la maternelle à l’université :

  • Ouverture de 30 nouvelles unités d’enseignement maternel autisme (UEMA)
  • Création d’unités d’enseignement élémentaire pour les enfants présentant des troubles plus sévères (déjà disponible depuis la rentrée scolaire de 2018 sur certains territoires).
  • Soutien à la formation des enseignants accueillant dans leurs classes des enfants autistes, en constituant un réseau national d’enseignants ressources.

 

4- Fin des hospitalisations inadéquates des adultes autistes dans les établissements de santé mentale. Amélioration de la pertinence des accompagnements au service d’une politique d’inclusion des personnes adultes.
  • Logement adapté avec la création dans la loi Elan, votée en novembre 2018, d’un forfait d’habitat inclusif ; possibilité de recourir à des colocations dans le parc de logements ; accès au programme « 10 000 logements accompagnés ».
  • Accès et le maintien dans l’emploi facilités avec le doublement des crédits d’emploi accompagné (5 millions d’euros, soit 2 millions supplémentaires en 2019 et 3 millions en 2020).

 

5- Répondre aux attentes des familles et des personnes de « vivre la vie la plus ordinaire et la plus autonome possible ».
  • Plus de 3 millions d’euros sont d’ores et déjà consacrés à des programmes de formation des aidants.
  • Des dispositifs de soutien pour les personnes autistes sont en cours d’installation avec la création, dès 2019, de groupement d’entraide mutuelle dans les départements.

 

 

 

 

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