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[Tribune] Voter Martin Schulz : une chance historique pour l’Europe

 

vendredi 23 mai 2014, par Gwendal Rouillard.

Avec 54 autres collègues, j’ai signé une tribune sur l’Europe.

Retrouvez la ici et en cliquant sur ce lien ! : http://www.huffingtonpost.fr/carole-delga/voter-martin-schulz--une-chance-historique-pour-leurope_b_5371212.html?utm_hp_ref=tw

Voter Martin Schulz : une chance historique pour l’Europe

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Le 25 mai prochain, nous aurons à choisir l’Europe que nous voulons. Pour la première fois dans notre histoire, le choix du Président de la Commission européenne dépendra directement de notre vote aux élections européennes. C’est pourquoi ce scrutin doit mobiliser tous les Français, et d’abord les électeurs de gauche encore trop souvent tentés par l’abstention.

Car s’abstenir de voter, c’est donner à coup sûr une majorité à la droite en Europe, c’est-à-dire à une politique qui éloigne depuis trop longtemps les peuples du rêve européen. C’est cette majorité de droite qui s’est révélée incapable de protéger les Européens de la crise de 2008 ; c’est elle qui a soutenu les politiques d’austérité pour nos amis des pays du sud de l’Europe imposant à marche forcée des coupes nettes et drastiques sur les salaires, les prestations sociales et les services publics. C’est encore elle qui hésite à placer l’emploi et la croissance au cœur de ses priorités. C’est elle, une fois de plus, qui a tergiversé face aux graves menaces qui pesaient sur le Mali et la Centrafrique, conduisant la France à prendre seule l’initiative d’interventions aujourd’hui saluées partout sur le continent et au-delà. "Trop peu, trop tard", tel pourrait être le slogan de cette majorité et du candidat de droite à la présidence de la commission européenne, Jean-Claude Juncker.

L’échec de la droite européenne est à l’origine de deux mouvements contradictoires en Europe : d’une part, la montée des nationalismes, nourrie par un repli identitaire inquiétant et l’idée folle de la sortie de l’euro ; et d’autre part, l’aspiration à davantage de solidarité, de justice et de progrès social à laquelle la Gauche doit répondre. Nous sommes ainsi confrontés à un grand péril en même temps qu’une chance historique : l’enjeu est donc d’éviter le pire, mais surtout de proposer le meilleur : une Europe plus juste, plus forte, qui défende son modèle social et qui prépare l’avenir de ses générations futures en s’engageant pleinement dans la transition écologique.

L’arrivée au pouvoir de François Hollande en 2012 a permis une première inflexion en ce sens : par sa voix et son action, le Président de la République a su montrer qu’une autre politique était possible en Europe autour de la priorité donnée à la croissance, à l’emploi et à la jeunesse. Il a également convaincu nos partenaires européens de la nécessité de maîtriser la finance via la création de l’union monétaire, ou encore la création de la taxe sur les transactions financières. Il a aussi permis à l’Europe de préserver la politique agricole, la politique de convergence économique et sociale entre régions ainsi que le programme d’aide aux plus démunis afin que la justice et la solidarité restent des valeurs clés de notre continent.

Si cette première inflexion fut rendue possible par la volonté et la légitimité politique du nouveau Président de la République, elle ne sera durable que si une majorité de gauche la soutient, l’amplifie au Parlement européen, et l’incarne à la tête de la Commission européenne, avec Martin Schulz. A l’inverse, elle serait dangereusement compromise si le scrutin de dimanche donnait une nouvelle fois une majorité à la droite en Europe.

Mesurons bien l’enjeu qui est devant nous : l’Europe entière nous regarde. Qui comprendrait que la Gauche européenne rate cette chance historique faute d’une participation suffisante des électeurs de gauche en France ce dimanche ? Comment expliquer à nos amis socio-démocrates Grecs, Espagnols et Portugais que nous avons été absents à ce rendez-vous décisif pour sortir des politiques d’austérité qu’ils subissent depuis trop longtemps ? Comment expliquer à toute une génération de jeunes européens frappés par le chômage et la pauvreté que pour des considérations nationales, nous brisions leur espérance d’un avenir meilleur ?

Notre responsabilité est immense. Assumons-là pleinement dimanche prochain, mobilisons-nous pour donner une majorité de Gauche au Parlement européen, un Président de gauche à la Commission européenne et un espoir nouveau en Europe.

Premiers signataires :

Carole Delga, députée de Haute-Garonne
Laurent Grandguillaume, député des Côtes d’Or
Martine Pinville, députée de Charente
Marie Recalde, députée de Gironde
Bernard Roman, député du Nord
Gwendal Rouillard, député du Morbihan
Daniel Vaillant, député de Paris
Clotilde Valter, députée du Calvados

Liste complète des signataires :

Patricia Adam, députée du Finistère
François André, député de l’Ille -et-Vilaine
Nathalie Appéré, députée de l’Ille-et-Vilaine
Catherine Beaubatie, députée de la Haute Vienne
Philippe Bies, député du Bas-Rhin
Erwann Binet, député de l’Isère
Yves Blein, député du Rhône
Jean-Luc Bleunven, député du Finistère
Florent Boudié, député de Gironde
Jean-Claude Buisine, député de la Somme
Sylviane Bulteau, députée de la Vendée
Alain Calmette, député du Cantal
Marie-Arlette Carlotti, députée des Bouches-du-Rhône
Guy Chambefort, député de l’Allier
Jacques Cresta, député des Pyrénées-Orientales
Pascal Deguilhem, député de Dordogne
Michèle Delaunay, députée de Gironde
Guy Delcourt, député du Pas-de-Calais
Carole Delga, députée de la Haute-Garonne
Françoise Descamps Crosnier, députée des Yvelines
Sophie Dessus, députée de Corrèze
Fanny Dombre Coste, députée de l’Hérault
Françoise Dubois, députée de la Sarthe
Françoise Dumas, députée du Gard
Alain Faure, député de l’Ariège
Hugues Fourage, député de Vendée
Michel Françaix, député de l’Oise
Pascale Got, députée de Gironde
Yves Goasdoué, député de l’Orne
Laurent Grandguillaume, député des Côtes d’Or
Jean Grellier, député des Deux-Sèvres
Joëlle Huillier, députée de l’Isère
Monique Iborra, députée de la Haute-Garonne
Michel Lefait, député du Pas-de-Calais
Dominique Lefebvre, député du Val d’Oise
Anne-Yvonne Le Dain, députée de l’Hérault
Jean-Pierre Le Roch, député du Morbihan
Michel Liebgott, député de la Moselle
Martine Lignières-Cassou, députée des Pyrénées Atlantiques
Frédérique Massat, députée de l’Ariège
Michel Ménard, député de la Loire-Atlantique
Philippe Nauche, député de la Corrèze
Nathalie Nieson, députée de la Drôme
Luce Pane, députée de Seine-Maritime
Martine Pinville, députée de Charente
Elisabeth Pochon, députée de Seine-St-Denis
Pascal Popelin, député de Seine-St-Denis
Emilienne Poumirol, députée de la Haute Garonne
Monique Rabin, députée de la Loire-Atlantique
Marie Récalde, députée de Gironde
Bernard Roman, député du Nord
Gwendal Rouillard, député du Morbihan
Alain Rousset, député de Gironde
Sylvie Tolmont, députée de la Sarthe
Daniel Vaillant, député de Paris
Clotilde Valter, députée du calvados

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