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Pour une Europe de la dignité humaine

 

mercredi 22 février 2012, par Gwendal Rouillard.

J’ai été appelé hier soir à me prononcer sur le Mécanisme européen de stabilité (MES). Le contexte est très préoccupant, le sujet complexe et les perspectives incertaines. Guidé à la fois par mon attachement indéfectible au projet européen, mon opposition aux plans d’austérité de la droite européenne qui asphyxient les peuples, et la nécessité de porter une alternative constructive et durable en France et Europe, j’ai décidé de m’abstenir.

Cette abstention est le contraire de l’inaction. Elle répond à une exigence de responsabilité, de cohérence et de courage.

L’éthique de responsabilité nous interdit de voter « contre » un mécanisme certes, tardif et insuffisant, mais indispensable pour stabiliser la zone euro face à la spéculation financière qui, sans politique commune, tient chacun des Etats à sa merci, à commencer par la Grèce.

L’impératif de cohérence nous interdit de nous prononcer « pour » un texte qui, faute de prévoir une stratégie de croissance, d’innovation et de solidarités que nous demandons, court le risque de nous plonger encore plus longuement dans la crise.

Le courage, enfin, qui nous incite à nous abstenir. Seule l’abstention des députés socialistes aujourd’hui donnera, demain, à François Hollande, la crédibilité indispensable pour agir efficacement et dessiner avec les européens une stratégie alternative.

C’est donc au nom de ces trois principes - responsabilité, cohérence et courage - que nous porterons demain, auprès de François Hollande si les Français lui en donnent mandat, une renégociation du traité européen qui, certes, sera signé le 1er mars prochain, mais pas ratifié.

C’est le moment d’affirmer notre volonté politique pour une Europe de la dignité humaine.

A l’Assemblée Nationale

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