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Notre destin commun avec l’Afrique

 

jeudi 11 septembre 2014, par Gwendal Rouillard.

Les 8 et 9 septembre à Mérignac, lors des Universités d’été de la Défense, j’ai présenté notre rapport d’information sur l’évolution de notre dispositif militaire en Afrique et le suivi des opérations au Mali et en Centrafrique. L’occasion pour moi d’évaluer et d’analyser la politique menée par la France dans ce domaine.

Tout d’abord, je tiens à souligner qu’après avoir visité 10 Etats africains, rencontrer leurs dirigeants politiques, les militaires, les dirigeants associatifs et la société civile, il est frappant de constater à quel point la voix de notre pays est entendue et respectée. La France est en effet une puissance respectée et elle est la première à avoir répondu à leur appel avec une réponse efficace.

Le second constat est une prise de conscience nouvelle chez nos partenaires africains de la nécessité pour eux de conduire des politiques de sécurité et de défense. Pour exemple, l’organisation du G5 Sahel, qui bénéficie du soutien de la France, de l’Union européenne et de l’Organisation Internationale des Migrations. Ce G5 Sahel est constitué du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad. Il permet d’élaborer des réponses adéquates et proportionnées aux menaces terroristes et criminelles.

Afin de participer à la stabilisation de la bande sahélo-saharienne, la France a décidé de régionaliser son dispositif militaire. Cette régionalisation consiste à centraliser au Tchad, le commandement des forces déployées à Gao, Niamey, N’Djamena et leurs bases « satellites » de Tessalit, Abéché et Faya-Largeau. Ce dispositif de 3000 hommes peut s’appuyer sur 3 bases prépositionnées - Abidjan, Djibouti et Abu-Dhabi – et 2 pôles opérationnels de coopération – Dakar et Libreville. Même si nous souhaitons un réexamen bienveillant de notre dispositif à Djibouti, la Force Barkhane et l’ensemble de nos bases constituent une réponse cohérente face à la diversité des menaces. Celles-ci se situent en effet, du Mali au Tchad, en passant par le Niger et en s’appuyant sur des sanctuaires en Libye.

Ce rapport m’a permis de mesurer l’ampleur des réseaux auxquels nous sommes confrontés. La menace évolue constamment et sa structuration également. Aux organisations terroristes connues – Al Qaida, Boko Haram, Shebabs, Ansar Al-Charia, etc – s’agrègent des communautés moins organisées. Des liens se créent entre les organisations terroristes, devenant de plus en plus menaçantes envers les pays occidentaux. L’actualité récente démontre également notre nécessaire vigilance. Consciente de ces enjeux, la France est une nation pionnière dans la mobilisation européenne et internationale.

Nous le constatons, notre volonté politique en matière de défense est l’une des plus fortes en Europe. La France est le pays vers lequel se tourne de nombreux pays pour faire face à la menace. La France est aussi un des seuls pays européens à être en capacité d’y répondre. Son action est appréciée et notre armée est considérée comme l’une des meilleures du monde. La France est une puissance militaire et ceci nous permet d’avoir une voix respectée sur la scène internationale. C’est pourquoi, face à la problématique de la sécurité du territoire et de nombreux pays, la Loi de Programmation Militaire 2014-2019 votée au Parlement, défendue par Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense et soutenue par François Hollande, Président de la République et Chef des Armées, est une réponse pertinente aux enjeux actuels.

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