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Combattre pour les Droits de l’enfant

 

samedi 4 février 2012, par Gwendal Rouillard.

La France fut un des premiers pays à avoir ratifié la Convention internationale des Droits de l’enfant en 1990.http://www.droitsenfant.com/cide.htm.
La plupart des Etats membres des Nations Unies ont ratifié cette convention, les deux pays non signataires restent la Somalie et les Etats-Unis. Mais il ne faut pas ignorer, que d’autres Etats, signataires de la Convention, ne respectent pas celle-ci en usant souvent, abusivement, de « telle ou telle amitié » et/ou d’une « raison d’Etat », et que les articles de lois de la convention internationale des droits de l’enfant, qui régissent la France et le monde, sont malheureusement souvent bafoués ou détournés. L’idée même que l’enfant possède des droits est une idée révolutionnaire, l’enfant se voit considéré comme un sujet autonome, qui a le droit d’être scolarisé, de recevoir des soins de santé et de bénéficier d’un niveau de vie approprié. Pourtant beaucoup de progrès restent à faire dans le domaine des droits de l’enfant.
http://www.unicef.fr/contenu/actual...

La Convention internationale doit être mise en application partout

Le but premier de la Convention internationale des droits de l’enfant est l’amélioration du statut des enfants et de leurs conditions de vie. Il ne suffit pas de gestes symboliques pour satisfaire aux obligations de la Convention, un débat politique sérieux, des décisions courageuses et des actions volontaristes, pour faire respecter les droits des enfants s’imposent. Tout Etat qui ratifie la convention s’engage à respecter et à faire respecter ses principes et ses dispositions, soyons vigilants sur la manière dont cela se traduit en acte. A l’échelle du monde, dans le sillage de la crise actuelle, les économies budgétaires réalisées dans plusieurs pays ont déjà touché les enfants et leurs conditions de vie, soit directement au niveau du budget de l’Etat, soit de manière plus indirecte par la diminution de dotations. Dans certains pays du monde, les financements de l’éducation, de la santé et des prestations sociales pour les groupes vulnérables et les enfants notamment, ont été considérablement amputés dans ce contexte de crise financière. En Afrique, ou on a pu augmenter sensiblement la proportion de femmes enceintes séropositives, bénéficiant de services de prévention de la transmission du VIH, il ne faudrait pas que de telles politiques d’austérité impactent sur ce qui est à l’œuvre sur le plan sanitaire, car on compte, encore 2 millions d’enfants de moins de 15 ans qui sont infectés par le VIH et 15 millions d’orphelins à cause du SIDA.

L’enfance en danger, en Europe aussi

En Europe aussi, nous commençons aussi à avoir un problème grave de pauvreté chez les enfants. En France, la précarité toucherait près de 2 millions d’enfants dont de nombreuses familles vivant sous le seuil de pauvreté. Ces chiffres sont d’autant plus insupportables, que les risques de rebond de la crise économique que nous vivons, n’incitent guère à l’optimisme. Le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre affirmait en 2010, que plus de 600000 enfants subissaient les conséquences du mal logement et qu’environ 16000 d’entre eux vivaient dans des structures d’hébergement collectif sans compter les milliers d’enfants qui vivent au long cours dans des chambres d’hôtel, faute de places dans des structures collectives ou les enfants roms, qui cumulent de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux des enfants.

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La santé, l’éducation, et la maltraitance

La précarité de la vie quotidienne n’est pas sans conséquence sur la santé des enfants. Beaucoup d’enfants en France souffrent de carences alimentaires, connaissent des difficultés dans l’accès aux soins, ou sont en proie à des pathologies spécifiques, notamment ceux qui vivent dans des logements insalubres. Quant à la promesse de l’école républicaine de scolariser tous les enfants jusqu’à l’âge de 16 ans, elle éprouve de plus en plus de difficultés, à faire croire aux enfants des milieux les plus défavorisés, à l’égalité des chances et à l’existence d’un ascenseur social. Sans compter que les politiques de scolarisation des enfants handicapés, faute de formation des professionnels et de moyens financiers, sont nettement insuffisantes.

Ces enfants de familles précaires sont aussi, les chiffres l’attestent, majoritairement concernés par le placement ou par des problématiques de maltraitance, de nombreuses associations s’en émeuvent. La maltraitance à enfant n’est pas un phénomène récent, mais aujourd’hui le déliement des langues, la médiatisation de certaines affaires, font que ces phénomènes de maltraitance dus à la malnutrition, aux manques de soins voir à des violences familiales sont mieux détectés et davantage pris en charge. L’élaboration de textes législatifs a transformé notre perception de cette forme de violence à l’enfance.

La défense des droits de l’enfant , mon combat

Ce sont ces combats, « pour une meilleure santé de nos enfants partout dans le monde, pour une meilleure éducation, bref pour un mieux vivre pour nos enfants » qu’il nous reste toujours à mener. Notre arsenal législatif a certes contribué à améliorer la situation des plus fragiles de nos concitoyens, mais beaucoup reste à faire pour améliorer la condition des enfants dans notre pays et la suppression du défenseur de l’enfant est une grave erreur. Lorsqu’on constate l’importance du nombre d’enfants pauvres, on peut s’interroger sur l’impuissance des pouvoirs publics. Est-ce la conséquence d’une insuffisance de moyens budgétaires législatifs ?

On ne peut invoquer le manque de ressources pour se soustraire aux obligations de protection des droits de l’enfant et pour retarder l’application des mesures. Plus les difficultés sont grandes, plus il y a de raisons d’adopter une politique volontariste, à même de régler les problèmes. C’est tout particulièrement en temps de crise que l’Etat doit réaffirmer ses engagements et respecter pleinement les droits de l’enfant – de tous les enfants. Il est indispensable de se mobiliser si on veut accompagner notre jeunesse à l’âge adulte et à la citoyenneté.

Liens

-La Charte de la Convention internationale des Droits de l’enfant

http://www.droitsenfant.com/cide.htm.

- Le Cofrade : Conseil francais des Associations pour les Droits des enfants

http://www.cofrade.fr

- L’Unicef, les campagnes sur l’enfance

http://www.unicef.fr/contenu/nos-campagnes

- Le Rapport sur le mal logement de la Fondation Abbé Pierre

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/publications.php?filtre=publication_rml

- La Défenseure des enfants

http://www.defenseurdesenfants.fr

- SOS Enfance en danger

www.sosenfanceendanger.fr

- La Sauvegarde 56 , le pôle, protection de l’ enfance

http://www.sauvegarde56.org/missions-services-pole-enfance.htm

- L’Association Glenn Hoel

http://www.glenn-hoel.com/

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